Never mind

Hackerspace à Nanterre

Never mind

Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa
aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa
aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa….

-Qu’est-ce qui lui arrive à notre scribouillard. Son ordi a planté ou quoi?
– Non, il a encore dû laisser tomber la bouteille de « solvant qui fait fondre le plastique » sur le clavier. Du coup les touches restent collées en position appuyées !

…aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh
hhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh…ENFIN
[mode echo on]…ENFIn…ENFin…ENfin…Enfin…fin…vin…in…n…_________________. [mode echo off]
LE WORDPRESS utilisé pour notre site Internet est désormais REPARE!

Cela faisait plus de trois mois que le truc était complètement en rade. Les dernières mises à jour avaient littéralement détruit l’application Web au point qu’il ne m’était plus possible d’éditer sereinement le moindre article. Ce n’est qu’au prix d’un effort déraisonnable de la part des « experts qui savent faire » qu’il a néanmoins été possible de publier quelques lignes. Mais la particularité des experts, c’est que leur disponibilité est comptée. Désormais tout est rentré dans l’ordre et la publication va pouvoir reprendre son rythme de croisière (s’amuse).
En effet, réduit au simple rôle de porte-plume, l’influx nerveux de mes doigts galopant sur les touches du clavier (ravagé) s’était notoirement étiolé.

Le présent billet couvre donc une période plus longue que d’habitude, afin de remettre le contenu du site au niveau avec les événements marquants qui se sont déroulés ces derniers temps au lab.

Mur mure (au tour du tour2 de trouver sa place)
L’avènement fin septembre 2011 de notre dernier bébé appelé Tour2 (poids à la naissance : 1,5 tonnes) nous a contraint d’agrandir un peu le lab. Vu l’épaisseur des murs extérieurs, il n’est pas réaliste de les pousser pour gagner quelque surface.
Et notre zone méca, une fois occupée par un véhicule électrique (pour le réparer et l’améliorer) ne permet pas vraiment d’accueillir de machine outil supplémentaire.
Après discussion avec le propriétaire des lieux, une nouvelle pièce de 28m² a été mise à notre disposition. Elle se trouve juste à coté de la zone méca actuelle, simplement séparée de cette dernière par un mur en parpaings. Dès l’accord obtenu, les bagnards du lab ont pulvérisé ledit mur et évacué fissa tous les gravats résiduels. Le propriétaire revient nous voir une semaine plus tard pour valider les modalités d’accès à la nouvelle pièce. Ah, le mur est déjà enlevé ? Bien oui, y’en a qui s’ennuyaient pendant le week-end : ils ont donc pris les devants. Et hop, voila la zone méca2, directement accessible à partir de la zone méca actuelle, promptement renommée en zone méca1.

Des p’tits trous…des p’tits trous…
Une perceuse à colonne est un équipement de base de tout atelier de bricoleur. Et l’on se sert de la machine du lab même pour percer des circuits imprimés. Malheureusement, ce n’est pas l’idéal et les performances de la machine interdisent la mise en oeuvre de forêts en carbure de tungstène, pourtant quasiment incontournable pour percer le stratifié de verre-epoxy. Même connectés au Web pendant leur sommeil, les limiers du lab on déniché une annonce de vente pour une perceuse inversée. Késako ? Sans entrer dans les détails, il s’agit d’une perceuse haute vitesse spéciale pour circuits imprimés qui a la particularité d’avoir une broche inversée sortant de la table de travail. Cette dernière est surmontée d’un agrandisseur optique adapté au ciblage des trous des pastilles du circuit imprimé. Ce type d’équipement était extensivement utilisée pour les petites séries (100 plaques max) chez les sous-traitants spécialisés dans la réalisation de circuit imprimé.
La machine est en très bon état mécanique, a besoin d’un peu de maintenance optique et pneumatique et sera complétée de quelques accessoires électriques. Sauf problème particulier, on devrait pouvoir la mettre en oeuvre dans quelques mois. Sans entraînement particulier, un profane utilisant cet équipement peut percer 40 tous à la minute. Avec un peu de dextérité et d’entraînement, on peut atteindre 80 trous à la minute.

Douches
Avouez-le, vous vous demandez certainement pourquoi le titre est au pluriel. Une douche ne suffit plus au lab? Pour ne rien vous cacher, il n’y en a pas dans la salle de bains pour le moment, mais l’emplacement pour installer en 2012 une cabine de douche est prévu.
Nous en avons aussi installé un exemplaire dans la zone chimie (non sans blague… ?) mais c’est une douche de sécurité réservée pour le rinçage des yeux en cas de projection de produits.
Comme tout le lab, la zone chimie se situe sous le niveau des égouts et nécessite une pompe de relevage pour l’évacuation sanitaire. Une pompe spécifique pour la chimie étant inabordable, on a fabriqué le bac et la régulation de niveau nous-même, la pompe à proprement parler, entièrement en PVC, est prêtée par un membre.
Une fois le dispositif en place sous l’évier de la zone chimie, deux membres se chargent des essais. L’un debout près du lavabo fait couler l’eau, l’autre sur un escabeau, tient un seau vide à proximité de la canalisation de sortie horizontale de la pompe qui se trouve à 2,40 m du sol. On remplit l’évier d’eau puis, enlève le bouchon en caoutchouc placé sur l’évacuation et MOTEUR, la pompe – étonnamment silencieuse – se met en marche comme il se doit. On s’attendait à voir s’écouler un petit filet d’eau bien sympathique, mais voici que – sans crier gare – déboule du tuyau PVC de 40mm un véritable jet d’eau puissant et bien formé, qui passe largement au-dessus du seau tenu négligement en contrebas. Résultat, notre président (qui a fait couler l’eau) a littéralement été noyé par une douche « force 4 » d’environ 15 litres d’eau bien froide. Boah, pour une fois que ce n’était pas de l’eau croupie. Trempé jusqu’aux os, il est rentré chez lui pour chercher des vêtements secs. Le fonctionnement de la pompe de relevage « chimie » est donc validé dès le premier essai. C’est pas beau ça?

Prison break
L’aménagement de la zone chimie a bien avancé :les paillasses humides et leur crédence sont à leur place définitive et raccordés à l’eau courante. L’évacuation, particulièrement retors à mettre en place en raison de la configuration des lieux étant également opérationnelle les travaux d’électricité sont terminés, il ne reste plus qu’un peu de réseau et de ventilation à installer. Pour des questions de sécurité, l’accès à la zone chimie est réglementé : nous vous avions déjà parlé il y a quelque temps de la serrure électrique mise en place dans la double porte de la zone chimie. L’installation de lecteurs RFID (et la distribution des premiers badges associés) permet – en théorie – de mettre en marche la serrure électrique. Mais, les choses ne se passent pas toujours comme prévu. La serrure a bien été révisée préalablement et adaptée à nos besoins (inversion de la position des poignées intérieures et extérieures).
La serrure fonctionnait parfaitement lors des essais sur la table, une fois installé dans la porte, elle laisse entrer tout le monde. Gné ? Posée à l’horizontale, tout va bien ; en position verticale, comme c’est le cas dans la porte, rien ne va plus. (Re)démontage du truc…grattage de tempes avec le bout de l’index… Bon, c’est quoi ce binz, il manque une pièce ? Ben non ! Re-essais debout…couché…debout ! Grr ! Veut pas ! On finit par comprendre qu’inverser le sens des poignées impose aussi de déplacer un minuscule aimant caché dans un petit morceau de plastique noir fixé au bout de l’électroaimant interne. Ahhhh là, ça va marcher !
Reste à modifier la porte opposée, volontairement laissée inachevée pour éviter qu’un membre ne s’enferme par mégarde dans la zone chimie. Il reste donc à augmenter la profondeur du mortaisage pour l’adapter à la taille généreuse du pêne de notre serrure électrique. Pour usiner le bois de la porte, il faut bien évidemment démonter la ferrule vissée à cet endroit. Le mortaisage délicat se passe – étonnamment – sans embûches. La profondeur de la découpe est vérifiée, en fermant la porte grâce à un membre « guetteur » laissé à l’intérieur de la zone chimie. Malheureusement, l’absence de la ferrule met la serrure dans un état non prévu par le fabricant et l’on se retrouve avec un membre enfermé dans la zone chimie ! Décidément, devant tant d’adversité, on va finir par croire que quelqu’un nous en veut ! L’activation électrique de la serrure n’y change rien. Après un instant de réflexion et avant d’attaquer la porte à la hache, le prisonnier a la bonne idée de simuler la présence de la ferrule manquante à l’aide d’une lame d’acier fine,délicatement glissée entre les deux portes, ce qui a pour effet de débloquer instantanément la serrure. Le désormais « libéré » s’empresse de fixer la ferrule précédemment démontée et l’on effectue un dernier essai en passant un badge RFID devant le lecteur : la porte se déverrouille comme prévu, ce qui termine un chantier commencé depuis plusieurs semaines.

Armoire à pharmacie
Avec quelques membres, on visite une entreprise du coin. L’un des responsables nous fait également visiter le stock ou « traînent toujours des trucs qui peuvent [nous] servir ». On s’arrête devant une armoire électrique industrielle de belle facture, entièrement en acier inoxydable brossé. De taille remarquable 1,40m x 1,40 m x 50cm, elle a été refusée par le client auquel elle était destinée, car lors de sa manutention, elle a lourdement chuté sur le sol, ruinant l’un des coins inférieurs. Le dialogue qui suit est la transcription fidèle de la conversation :

– Le responsable : « Et cette armoire électrique, elle peut vous servir ? »
– Membre 1 : « Ben ouais, elle est de grande taille et à part le coin abîmé, elle est comme neuve….Faut voir ce que l’on pourrait en faire…Peut-être une armoire à pharmacie ? Dans un atelier, c’est bien utile ».
– Membre 2 : « Whooah, vu la taille, on va pourvoir y stocker des médocs là-dedans…Et si malgré tous ces remèdes, on a quand même un membre qui nous claque entre les doigts, on pourra même y ranger son cadavre ! »

Décidément, le stockage, on y pense tout le temps au lab…