Tuesday 20/09/11

Hackerspace à Nanterre

Tuesday 20/09/11

Sans rien demander, on constate avec bonheur que certains visiteurs qui viennent nous voir ont la déférence de nous amener un petit cadeau. La plupart du temps il s’agit de quoi se sustenter. Mais comment diable avaient-ils devinés que les vaches maigres, c’est pas pour nous? Et s’il ne reste que cela, l’important c’est effectivement de bien manger. A table!

Au menu :
– saucissons et poissons apéritifs;
– farandole de salades: laitues, tomates, poivrons, mozzarella, feta, maïs, thon, avocat et endives;
– le plateau de fromages;
– compote de pommes.

Connec-tic
Et toc, alors que d’aucuns s’essayent à quelques réparations électriques, force est de constater que le lab manque cruellement de cordons de mesure. Au gré des opportunités, l’approvisionnement en cordons framboise banane 4mm, connecteurs rapides, câbles HF et autres adaptateurs coaxiaux se poursuit à un rythme soutenu. Il n’y en a pas encore assez pour toutes les paillasses de la zone électronique, mais les besoins vitaux sont désormais couverts. Histoire d’être un peu au courant.

Tourneticotte
Comme déjà indiqué dans ces pages, l’acquisition d’outils originaux – c’est à dire, que tout le monde n’a pas dans son salon – est un objectif avéré de l’Electrolab. Pour ce qui est de la mécanique, le tournevis et la scie à métaux, vous en possédez déjà une chez vous (enfin on l’espère). Par politesse, le lab en a également un exemplaire, mais ce n’est pas avec ce genre d’équipement « de base » que l’on va réellement se démarquer. Pour aller plus loin, il faut mettre à disposition des équipements un peu plus consistants. Allez, on commence doucement (pour pas choquer les âmes sensibles) avec un petit tour parallèle d’établi. La vidéo ci-dessous vous montre la première production de copeaux faite au lab. Avec un rabot (électrique) on avait déjà pu produire quelques copeaux de bois il y a quelques semaines, mais ici, c’est de l’aluminium qu’on usine.

Et bien que cette machine-outil nécessite un démontage/nettoyage/réglage complet – d’ailleurs prévu très prochainement – on n’a pas pu s’empêcher de s’en servir « sérieusement ». En effet, l’un des membres disposait d’un équipement installé dans un boitier en aluminium moulé. La vis de fixation du carter avait été perdue. Qu’à cela ne tienne : un petit usinage effectué sur une vis « compatible », a permis de lui (faire) tourner la tête afin de l’adapter en deux minutes au boîtier susmentionné. Et une affaire de réglée.

Comme les membres du lab voient grand (car ceux qui voient petit, on les laisse végéter ailleurs), il nous a semblé que ce tour était un peu riquiqui. En tout cas, il ne permet pas vraiment d’usiner des pièces de taille moyenne en fer ou acier. Nous envisageons donc d’investir dans un second tour, nettement plus performant. Actuellement, nous sommes sur un coup pour la récupération d’un engin de taille significative. On ne peut rien garantir pour le moment : disons que son transport est un peu compliqué : il pèse autant qu’un gros monospace, n’est pas démontable en pièces et évidemment ne possède pas de roues pour son transport.
Les stratèges organiso-logistico-je-sais-plus-quoi du lab phosphorent actuellement à plein régime pour trouver des solutions afin de préparer son transport en toute sécurité jusqu’au lab. M’enfin comme chacun d’entre vous, ils ont l’expérience adéquate car ils déplacent chaque semaine une dizaine de machines-outils de ce gabarit. Donc ce petit voyage d’agrément ne leur posera pas le moindre problème. En tout cas, ils ont intérêt à pas m…er.

Lav machine
Un (presque) nouveau lave-vaisselle est arrivé récemment au lab. L’autre qui était entassé dans un coin du lab ventre à l’air en réparation depuis des mois n’a pas été réhabilité : le coût des pièces de rechange était déraisonnable par rapport à l’état général de l’appareil : il a été apporté en déchetterie. Sans regret. Le nouvel appareil a été installé récemment : les derniers partants du mardi soir ne sont plus de corvée de plonge. Et après le repas, chaque convive peut ramener lui même son assiette et ses couverts pour les placer dans le lave-vaisselle, un bel ouvrage de propreté collective !

Insolent
Les vieux briscards de la bricole qui viennent nous rendre visite en toute sympathie, savent quels cadeaux – autres que de quoi manger – font plaisir aux membres de l’Electrolab. C’est ainsi qu’en à peine dix jours, deux équipements bien utiles dans la réalisation de circuits imprimés – ces plaques vertes ou brunes qui portent des composants électroniques – ont été offerts au lab. Que les aimables donateurs en soient sincèrement remerciés. Mais de quoi s’agit-il exactement?

Le premier équipement est un banc d’insolation double face qui permet de reproduire sur une couche sensible (un peu comme une photo argentique), le tracé précis des pistes en cuivre. C’est en insolant le circuit imprimé que s’effectue le transfert de l’image des pistes, inialement reproduite sur un film noir et blanc un peu particulier appelé « film trait ».

Le second appareil est un système doseur qui facilite la dépose de soudure (sous forme pâteuse) sur le circuit imprimé, en vue d’y souder des composants miniatures, montés en surface.

RFID
Les investigations sur le système de badgeage RFID du lab se poursuivent avec entrain. Nos bytecrunchers attitrés sont de véritables mordus du décodage impossible : ils ne lâchent rien avant d’avoir trouvé la solution. Finalement, ils se sont rendu compte que des bridages volontaires ont été introduits dans les appareils que nous avons récupéré : Ils n’acceptent de lire que les badges du bon fabriquant… et dans la bonne série de matériel… inacceptable ! Une analyse des trames ayant permis de savoir que c’est le boîtier de contrôle qui ajoute ce bridage logiciel, ils ont décidé de ne conserver que le lecteur nu.

Du coup, une petite carte électronique et le morceau de firmware qui va bien sont en cours de conception. Pendant ce temps, une seconde équipe a installé plusieurs lecteurs dans le lab : ils devraient entrer en service d’ici quelques semaines. L’implantation de puces RFID sous-cutanées a déjà commencé en zone bio-chimie…