Tuesday 30/08/2011

Hackerspace à Nanterre

Tuesday 30/08/2011

Volontairement, nous avions prévu de ne pas servir de repas en commun ce mardi, histoire de donner plus de temps aux projets personnels et aux projets du lab. Ainsi, chacun avait pris ses dispositions pour ne pas faire jeûne ce soir. Et la palette de mets amenés ou préparés sur place était fort variée : un membre dégustait frénétiquement des concombres crus entiers, façon instinctothérapie. Un autre a préparé des pâtes bolognaise avec ce qu’il restait en stock dans le garde-manger (tomates pelées en boîte, oignons, morceaux de bœuf bourguignon). D’aucuns avaient amené leur gamelle à réchauffer sur place. Un autre s’est cuisiné un morceau de saumon à l’unilatérale et un gratin de courgettes au four. D’autres encore ont préparé des morceaux de poulet aux légumes. Les croque-monsieur préparés sur place par un virtuose du four traditionnel ont régalé plusieurs affamés. L’imprévoyant a opté pour la livraison de tartes salées industrielles et le « pas rassasié » a fait une razzia sur les barres chocolatées. Bref, nous avons assisté à un véritable kaléidoscope de couleurs et de saveurs, preuve d’une grande diversité en matière de culture culinaire.

Rock the rack

Le lab avait récupéré il y a quelques temps une grande baie métallique ouverte servant initialement à l’agencement d’appareils industriels. Cela ressemble à un parallélépipède complètement ouvert et vide de 60 x 80 x 220cm : il n’y a que les arêtes, matérialisées par des longerons métalliques. Inutilisable en l’état, ses pièces peuvent par contre servir à de nouvelles constructions…mécaniques. Un groupe de trois membres se propose de le démonter entièrement pour récupérer lesdits longerons. Au bout d’une demi-heure, pas un rivet n’avait pu être enlevé. A regarder de près, cette baie est d’un naturel solide : les têtes de rivet en bel acier ont le même diamètre que la largeur d’un doigt : on comprend donc que l’objet est prévu pour accueillir un contenu lourd de plusieurs centaines de kilogrammes : du très beau matériel. D’autres outils mieux adaptés sont mis en œuvre : les crissements et autres gerbes d’étincelles fusent interminablement.

Après plus de deux heures d’efforts soutenus, les différents éléments sont enfin désolidarisés, sans qu’aucun n’ait été abimé. Commentaire d’un membre concernant la bête : « ben, tu crois qu’on se serait fait c…. à l’amener ici entière si c’était pas aussi compliqué de la démonter ? ». Ah, effectivement. Une assertion certes péremptoire, mais o-combien justifiée. Encore merci à tous celles et ceux qui ont mené à bien cette opération bien plus complexe et exigeante qu’envisagée initialement.

Members activity

Etre membre de l’Electrolab, c’est bien entendu bénéficier des équipements et services que peut offrir le local et l’association afin de réaliser ses projets personnels. Cependant, de nombreux travaux et améliorations sont en permanence nécessaires pour accroitre le bénéfice collectif qu’il est possible de mobiliser. Les membres sont ainsi régulièrement incités à prendre en charge – ou du moins à participer à – des « projets du lab » qui peuvent apporter des améliorations en termes d’image, de financement, de fonctionnalité, ou même d’organisation de la structure. Dans la mesure du possible, chacun adhère à ces projets du lab en fonction de ses aspirations et de sa disponibilité. Les projets les moins intéressants (qui sont souvent les plus indispensables) sont répartis équitablement entre un petit groupe de « désignés d’office », histoire de mutualiser un peu les galères (souquez ferme, moussaillons !). Et, sans parler des travaux d’aménagements, c’est qu’il y en a des choses à faire : recensement, maintenance et rangement des équipements, démontage d’objets pour récupération des pièces, organisation du stockage général et reconfiguration des paillasses « électronique ». On peut citer également : le rangement des composants électroniques, la maintenance des ordinateurs et du réseau, la collecte d’objets de récupération, la vente des objets dont le lab souhaite se séparer, le développement et la maintenance d’application web, la gestion des droits d’accès du serveur et la maintenance du site internet. Ouf !

Immanquablement, il y a quelques membres un peu moins enclins à participer à l’amélioration permanente du lieu : s’il y’a du taf la semaine, ils sont cloués au lit avec un gros rhume et les WE des travaux, c’est leur tante d’Amérique qui leur rend visite. Du coup, on cherche encore une sorte de pilule bleue miracle qui permette de les revigorer un peu. Ah mais, quelle outrecuidance : ils travaillent en réalité sur leur projet personnel, et il est très « time consuming ». De ce fait, jamais le temps de publier quoi que ce soit sur le wiki concernant la chose, c’est d’ailleurs « top confidentiel » : même le planning et les objectifs généraux sont « secret défense », c’est dire. Pourtant, simplement cotiser à l’association pour seulement bénéficier du réseau Wifi (et du thé du président, très apprécié), c’est presque un tantinet dommage. En effet, les réseaux sans fils gratuits sont de plus en plus courants dans les lieux de convivialité, notamment ceux ou l’on mange de succulents sandwichs chauds « viandés », c’est-à-dire préparés avec une viande qui a goût de rien, délicatement nappée d’une sauce qui a goût de tout! D’ailleurs les cuistots du lab n’arrivent toujours pas à imiter un tel feu d’artifice de saveurs exacerbées et de textures caoutchouteuses. Sans doute un manque de motivation de leur part…

Reprap

Quand on vous disait que la reprap du lab avance à grands pas, la photo ci-dessous le prouve à nouveau. Il n’y a rien à ajouter.

– Tss, t’as vu ça, il se foule plus le scribouillard: seulement deux lignes dans ce paragraphe !
– Ouais, un peu facile de gonfler l’article juste avec des photos : on croirait lire un webzine pipole (le coi des mots, le shoot des photos).
– T’as raison, il commence à s’user un peu et il râle sur tout, va falloir lui trouver un remplaçant plus lénifiant, plus en phase avec le sociolectre du lab.
– Toi tu pourrais le remplacer, tu sais écrire en langage SMS, non ?