Tuesday 17/01/12
Dans ce billet, vous trouverez à la fois des informations sur les événements récents mais également quelques clés d'ordre général. Cela ne touche que quelques sujets précis et n’a pas vocation à être exhaustif. D'ailleurs, c'est complètement illusoire de vouloir narrer tout ce qui se passe au lab. Et en réalité, le lab se vit bien plus qu'il ne se lit. Si toutefois, vous souhaitez avoir des précisions sur un sujet donné, contactez-nous.
En tout cas, ne négligeons pas les fondamentaux : le repas en commun est un patrimoine cher au cœur des membres. Ce mardi, c’est un plat originaire du Maghreb qui nous a rassasié.
Au menu :
- Couscous merguez;
- Salade d’oranges aux parfums de canelle;
- Le thé du président.
Bon, avouons-le, y'avait aussi "fromage" pour ceux (les junkies de la mimolette) qui ne peuvent pas s'en passer, même après un couscous!
Visites guidées
Régulièrement, lors des ouvertures officielles, des visites guidées sont organisées pour ceux et celles qui souhaitent découvrir notre local.
Mais au fait, l’Electrolab c'est où ? Contactez-nous, on vous donnera toutes les infos.
Que verrez-vous ? Hm, difficile de (tout) décrire. On préfère que vous vous fassiez votre propre opinion, elle n’en sera que meilleure…
Prévoyez quand même d’apporter un petit remontant lors de votre visite si vous avez l’âme sensible…
A noter que sur rendez-vous préalable, nous organisons également des visites hors des horaires d’ouverture usuels. Mais si vous voulez à tout prix venir à 8 huit heures du mat, comment dire..."Joker" !
TIC...TIC...TIG
- Hep là, y'a une faute de frappe dans le titre de ce paragraphe.
- Ah, c'est pas sûr ; car n'oublie pas, quand une boîte fait tic...tic...tic, c'est qu'il y a une bombe dedans.
- Houlà, c'est explosif comme révélation. Tout ça à cause d'une faute de frappe!
Un membre très porté sur le la physique modifie actuellement une enceinte à vide en acier inoxydable de taille respectable. Pour ses expériences aussi surprenantes qu'instructives, l'enceinte qu'il a acquise d'occasion sur le ouaibe doit être grandement modifiée. Des accès supplémentaires parfaitement étanches sont nécessaires. La soudure de ces brides de connexion requiert la mise en œuvre d'un procédé de soudure de grande qualité appelé "TIG", comme Tungsten Inert Gas (autre acronymes utilisés : WIG, GTAW). Le lab ne dispose pas pour le moment de poste à souder TIG : ce membre en a acheté un d'occase et a l'urbanité de le laisser sur place au lab : de toute façon, il n'a pas l'indispensable secteur triphasé chez lui, alors que le lab en est bien entendu équipé (hihi).
Savoir souder en TIG ne s'improvise pas : cela requiert une formation spécifique, dispensé dans des écoles spécialisées. De plus, le procédé est relativement coûteux car il consomme une grande quantité de gaz inerte. Toutefois, dans certaines applications particulières, seule la mise en œuvre de ce procédé précis permet de réaliser des assemblages adaptés aux exigences requises.
En réalité, l'enceinte à vide n'est qu'un équipement préalable pour réaliser un véritable projet bien plus ambitieux, que nous ne divulguons pas ici. Mais il reste encore de longs mois d’efforts à notre membre avant d'atteindre son objectif qui - nous n'en doutons point - pourra servir de vitrine quant au savoir faire du lab. En tout cas son enthousiasme et son engagement font que le lab dispose en prêt de deux équipements supplémentaires fort intéressants. Un exemple à suivre sans hésiter.
Rangement en dérangement
Le rangement est un problème récurrent au lab. Alors on ne parle pas ici de laver/ranger les verres et assiettes sales oubliées sur les tables, ce qui évidemment n'a pas lieu d'être. Non, ici, nous voulons parler du rangement des pièces, composants, outils et produits semi-finis neufs ou de récupération, qui lui reste clairement en berne. Au cours de ces derniers mois, plusieurs membres se sont engagés à prendre cette tâche cruciale à bras le corps. Et bien on constate que cela a un mal fou à se concrétiser : le chantier tombe à chaque fois comme en léthargie. Serait-ce l'ampleur de la tâche qui engendre une telle catalepsie ? Les tâches prioritaires - bien qu'identifiées - ne sont pas éclusées et donc on a de plus en plus de mal à retrouver les objets à l'intérieur du lab. Il paraît que c'est un symptôme classique dans les hackerspaces.
Les administrateurs du lab constatent effectivement mois après mois la dégradation de la situation sans trouver vraiment de bouée salvatrice à laquelle ils pourraient se raccrocher pour se sortir de ce courant tumultueux.
A force de désillusions, faudra-t-il décréter que le rangement devienne - tout comme l'aménagement du lab - un projet collectif auquel chaque membre est convié à participer régulièrement?
Projets sous-traités pas traités
A ce jour, le lab ne réalise pas de projets pour tiers, même moyennant finances.
Ceux et celles qui ont besoin d'un objet, prototype ou système et qui souhaitent le voir réalisé par les membres du lab ne trouveront pas d'écho à leur demande. Si ce besoin est réel, ils sont incités à devenir membres de l’association afin de réaliser eux-mêmes leur projet. Les autres membres pourront éventuellement les aider mais il n'a pas d'obligation à le faire : la bonne volonté de chacun est seule juge. La raison de ce refus d’œuvrer pour tiers est fort simple : les membres actuels ont déjà dans leur planning une quantité significative de projets à réaliser pour leurs propres besoins. De plus, dans sa configuration actuelle, le lab n’est pas encore dans un état propice à l’avènement de certains projets très ambitieux. Mais ce n’est qu’une question de temps : on ne construit pas un atelier polyvalent d’un claquement de doigt, surtout si le budget disponible est très modeste.
Coup de pouce
L'association Electrolab a - entre autres - vocation à promouvoir et encourager l'émergence et le développement de structures similaires à la nôtre. Nous sommes heureux de constater la naissance d'un nouvel atelier créatif (qui se présente sous la forme d'un fablab) situé dans l'est de la France et qui se nomme Technistub. Cette structure en cours de création a une problématique similaire à l'Electrolab : le besoin d'aménager son propre local. En conséquence, L'Electrolab offre quelques menus matériels et mobiliers au Technistub afin de contribuer un peu à sa mise en place et espère - à moyen terme - pouvoir établir une collaboration fructueuse avec elle.
Second coup de pouce : l'association TuxFamily dont les responsables sont des connaissances de longue date, ont prévu de tenir leur assemblée générale prochainement. Ils étaient à la recherche d'un lieu pour organiser cet événement : on a proposé de leur prêter la zone convi du lab pour quelques heures ce week-end.
Rédacteurs, rédacteuses,...on vous attend, on vous supplie !
Sachez que les pages que vous lisez sont également les vôtres. En ce sens, il est tout à fait possible de nous faire parvenir vos propres articles et documents multimédia associés en vue de leur publication sur cette page. Vous pouvez décrire les projets que vous menez actuellement, les événements auxquels vous avez participé ou tout autre sujet qui vous tienne à cœur. Si vous avez la frénésie de l'écrit, lancez-vous. Pour tout renseignement, n'hésitez pas à nous contacter sur la mailing-list publique ou sur l'adresse mail de contact.
Image où est tu ?
Une chaîne de télévision d'envergure nationale a projeté il y a quelques mois ses reporters et cameramen à l'Electrolab, en vue d'y réaliser un reportage. Depuis, plus rien. Bien qu'annoncé, le reportage n'a toujours pas été diffusé. On commence un peu à se demander si le montage est effectivement terminé ou s'ils ont perdu les rushes? (bzzz bzzz)
Le champ des possibles n'a rien d'impossible
A l'Electrolab, il est actuellement possible de mener à bien des projets dans les domaines suivants : électronique, mécanique, informatique, chimie, biologie, physique, circuits imprimés, photographie grand format et cuisine. D'autres domaines sont déjà envisagés à moyen terme telle la soudure (plusieurs procédés), la protection des métaux (plusieurs techniques), la serrurerie, le forgeage, le modélisme et la menuiserie.
En récitant tous ces domaines à un interlocuteur auquel un membre décrivait oralement tout ce que l'on peut faire au lab, cette personne lui fait remarquer - fort justement - que ce périmètre est très vaste et qu'il ne voit pas vraiment le lien entre toutes ces disciplines.
Effectivement, entre tous ces domaines il n'a pas de lien manifeste, mais est-il bien nécessaire qu'il y en ait ? Dans l'absolu, non. Pourtant, à l'Electrolab, le principal lien c'est l'envie ! L'envie de faire qu'ont des membres - qui la plupart du temps ne se connaissaient pas - de mener à bien, tant seul qu'en groupe, des projets de tous ordres qui couvrent un champ très vaste de disciplines, souvent orientées "technique".
Soit, mais pourquoi n'y a-t-il pas tricotage, scrapbooking ou encore création musicale? Et bien du fait qu'à ce jour, ce n'est semble-t-il pas le violon d'Ingres de nos membres actuels. Mais si vous lecteur, êtes "à fond" dans l'un de ces domaines (ou n'importe quel autre d'ailleurs), et que vous pensez pouvoir développer une nouvelle activité au lab, celui-ci - en dépit de ses moyens (et surface disponible) limités - a la flexibilité suffisante pour vous accueillir et vous fournir un terreau favorable.
En effet, bien qu'organisé et piloté de manière avisé par un conseil d'administration, l'Electrolab est ouvert d'esprit : c'est votre enthousiasme et votre force de conviction qui, au bout de quelques mois, amalgamera autour de vous un groupe de personnes qui ensemble auront la volonté de promouvoir un nouveau domaine d'activité au lab. Plus vous serez nombreux dans un domaine précis, plus le lab saura s'adapter afin que votre activité ait une place en son sein. Et si votre passion ne rencontre que peu ou pas d'adhésion, vous pourrez quand même venir l'exercer, mais les investissements requis pour développer votre activité seront moins prioritaires.
C'est pour cela que la liste en début de ce paragraphe est un peu fourre-tout. Pourtant elle n'est que le reflet des passions et besoins des membres actuels. Remplacez les personnes au lab par d'autres aurait très certainement engendré une liste différente.
D’ailleurs, il est impossible de prévoir à quoi ressemblera cette liste dans un an. Elle sera simplement le reflet des forces en présence à cette date là.
Radio sportive
Justement, voilà un nouveau domaine d'intérêt qui semble actuellement cristalliser quelques vocations chez nos membres. Il existe depuis des lustres (de cristal) une catégorie de bricoleurs de génie qui n'ont de cesse de promouvoir et d'améliorer - sans but commercial - les techniques de communication, principalement sans fil. Ces inconditionnels du fer à souder et de la lime à métaux sont des radioamateurs. Ils sont 2 millions à travers le monde et environ 13 000 en France. Dans quasiment chaque pays de notre bonne vieille terre, il est possible de trouver des radioamateurs - qu'il convient de ne pas confondre avec les adeptes de la CB (Citizen Band). Les contingents les plus nombreux se trouvent aux Etats-Unis, au Japon et en Allemagne.
Le radioamateursime existe depuis l'invention de la TSF à la fin du XIXème siècle. Totalement apolitique, le mouvement radioamateur était pourtant - incongruité de l'histoire - considéré comme un loisir sportif dans l'ex Allemagne de l'Est, et - a ce titre - était officiellement encouragé par le régime. Le radioamateur a droit d'émission sur le spectre herzien dans des bandes bien définies et bénéficie d'un droit à l'antenne. Il acquiert ces droits suite au passage d'un examen (valable à vie) et d'une cotisation annuelle payable à l'état qui confère à sa station d'émission un indicatif unique au monde. En métropole, les indicatifs commencent par la lettre F, comme...France.
Alors, paraît-il, l'examen n'est pas si trivial. En tout cas, quelques membres se sont mis en relation avec des radio-clubs de la région, afin de mieux découvrir ce loisir aux multiples facettes. Apparemment, ils sont dans les starting-blocks pour préparer l'examen officiel et d'autres personnes intéressées peuvent encore les rejoindre. Nous leur souhaitons de réussir. C'est quand qu'on installe les antennes au lab ? Ah, le pylône ne fait QUE 24 mètres ?
Tuesday 10/01/12
Visiblement, l'année démarre de bon augure à l'Electrolab. La galette des rois "maison" préparée sur place par trois de nos membres a attiré beaucoup de monde puisqu'il y avait 30 présents ce mardi. Alors, vous me direz que ce sont les membres qui ont fait acte de présence en ce début d'année. Et bien pas tout à fait puisque quatre nouveaux sympathisants sont venus nous voir pour découvrir notre local.
Pendant la dégustation des sept galettes, le bureau en a profité pour souhaiter la bonne année à tous les présents.
S'est ensuivi une présentation des derniers outillages acquis par le lab, tant neufs ou occasion, mais également ceux obtenus gracieusement.
Notre trésorier en a profité pour préciser le principe de fonctionnement des adhésions et cotisations.
Les travaux du dernier WE (ceux qui étaient prévus ainsi que les imprévus) ont été présentés à l’assemblée et ceux qui les ont menés ont été remerciés publiquement. Vous trouvez le détail de ces travaux dans le billet précédent.
Prochains travaux d'aménagement
La date du prochain WE d'aménagement est déjà arrêté (28 et 29 janvier 2012) et les inscriptions sont ouvertes ici (en bas de page) . Pour ceux qui envisagent de venir nous aider, il est souhaitable – pour des questions de logistique et d'organisation des chantiers – de ne pas s'inscrire au dernier moment. Enfin, si vous participez, c'est pour un minimum de cinq ou six heures consécutives. Venir pour seulement deux heures n'a pas beaucoup de sens car le moindre chantier dure une à deux journée complètes. Avec seulement deux heures de présence, on perd plus de temps à vous trouver un micro-truc à faire et à expliquer quoi faire et ou se trouve le tournevis qui va bien, etc. Pour finalement constater que le chantier est en plan et qu'il faut trouver une seconde personne pour le poursuivre. Alors bien sur, il y a des exceptions : les vieux loups qui nous aident ponctuellement ont suffisamment de bouteille pour être totalement autonomes et démarrer au quart de tour: ils apportent même leur propres outils au lab ! A ce stade, les travaux menés sont à la portée de tout profane. Mais, cette actuelle simplicité est aussi destinée à laisser le temps aux membres de s’aguerrir pour entamer des chantiers – encore à venir – autrement plus complexes et ambitieux. Ce sera notamment le cas lorsqu’il faudra mener à bien la restauration et remise en service de certaines machines-outils et appareils de mesure acquis l’année précédente. Un premier projet de ce type vous est présenté plus bas dans ce même billet.
Projets
Quelques membres ont brièvement évoqué les projets qu’ils mènent actuellement. L’objectif de ces micro présentations que l’on essaye (sans grand succès hélas) de limiter à deux minutes d’intervention par personne, est simplement de susciter l’intérêt des autres membres. Pour les détails, on se réfèrera aux pages internet ad-hoc ou à défaut, en entrant directement en contact avec les orateurs.
* Carte d’interface puissance pour commande de moteurs (shield ARDUINO)
* Armée de mini-robots en kit
* Interface homme-machine commandée par la pensée
* Analyseur de spectre et VNA 0-3GHz
Travaux en semaine
Même en semaine les travaux d’aménagement se poursuivent. Rien n’arrête nos infatigables constructeurs qui à chaque geste contribuent à embellir le lab et à le rendre plus fonctionnel pour le bénéfice de tous les autres membres. Ainsi ce mardi, trois membres ont découpé le plan de travail en chêne massif (récupéré) puis fixés au mur les équerres de maintien de la future paillasse RF (électronique haute fréquence et micro-ondes). Les radiomen du lab commencent sérieusement à s’impatienter de ne pas avoir de paillasse opérationnelle. Dans quelques semaines, on espère que leurs doléances seront enfin entendues.
Convaincus
Notre fraiseuse a suscité un grand intérêt. Une fois passé l'étonnement quand à la taille de la machine (alors que c'est probablement l'une des plus petites fraiseuses universelle qui ait jamais existé), quelques personnes ont pu assister à une démonstration d'usinage sur acier à l'aide de fraises de formes. L'assistance a été convaincue de l'intérêt de disposer au lab d'équipements lourds et sérieux (qualité industrielle) et que les machines "jouet" que l'on trouve à foison aujourd'hui sont bons pour être achetés par des...(petits) joueurs.
Reste maintenant à convertir cette conviction en constitution d'un véritable groupe projet motivé pour mener à bien la remise en service de la machine. Une ébauche des actions à mener est présentée ici. Notez qu'il n'y a pas de meilleur moyen pour découvrir les machines-outils que d'en assurer la réhabilitation, ce qui veut dire - au sens premier du terme - qu'il faut mettre les mains dans le cambouis. Il est évident que les membres qui sollicitent actuellement les responsables afin de pouvoir fraiser des pièces au lab sont inscrits d'office dans le groupe de travail susmentionné. Plus le groupe sera conséquent, plus rapidement il sera possible de se servir de cet équipement. Monsieur de La Palisse n'aurait pas dit autre chose.
CI...ci...cisaille
La zone chimie, désormais équipée, sert notamment – comme vous le savez déjà – à la réalisation de circuits imprimés (CI). Les membres (et seulement eux) peuvent y fabriquer leur circuit imprimé à l'unité. Le lieu n'est pas prévu pour la production en série : soyons réalistes, cela reste l'apanage de sous-traitants spécialisés. Si l'Electrolab va mettre en service en 2012 un nombre croissant d'équipements pour la réalisation de circuits imprimés, c'est que le besoin est réel parmi les adhérents. Le principe retenu est simple : le lab fournit les équipements alors que les consommables restent à la charge des utilisateurs qui peuvent soit les apporter de chez eux soit les acheter directement au lab. Réaliser un beau circuit imprimé de qualité professionnelle reste une affaire de...professionnel, que l'on n'envisage pas de concurrencer, du moins pas à court terme. Pour des cartes électroniques prototypes, les exigences peuvent toutefois rester plus modestes. Mais de preux expérimentateurs envisagent d'évaluer à moyen terme un nombre croissant de procédés qui feront que les cartes basiques actuelles vont ressembler de plus en plus à celles réalisées dans l'industrie. L'achat mais également la conception complète en interne d'équipements destinés à la réalisation de circuits imprimés va également alimenter ce noble dessein. En ce début d'année, le lab a par exemple acquis une cisaille guillotine neuve fabriquée par un constructeur français de la région.
Celui-ci a la bonne idée de proposer actuellement une promotion sur ce type de produits. Une auscultation méticuleuse de l'appareil par nos gourous es circuits imprimés a permis d'émettre le "bon pour le service" d'usage. Après un graissage en règle et l'ajout de pieds caoutchouc antidérapants, ce petit équipement de capacité certes modestes (Epoxy 1,6mm, longueur mini : 30mm, largeur max : 300mm) va indubitablement rendre de grands services dans la découpe de plaques d'époxy, et ceci sans générer la moindre poussière.
New workers
C'est le début de l'année et dès le premier samedi de ce mois de janvier, on reprend les travaux d'aménagement. Les récents congés ont laissé le temps aux logisticiens d'approvisionner les produits semi-finis requis pour ces travaux et aux membres de se reposer un peu.
En effet, lors de la précédente séance du 3 et 4 décembre 2011, seuls quelques membres ont trouvé du temps pour venir au lab, les autres étant occupés à acheter des cadeaux de Noël pour leurs proches. Ainsi, à peine la moitié des tâches prévues ont pu être réalisées, faute d'effectif en adéquation la quantité de travail à abattre.
En ce début d'année, plusieurs nouveaux membres qui ont adhéré récemment à l'association nous on fait l'honneur de leur présence assidue. Ils ont pu constater la multiplicité et technicité des chantiers requis pour aménager le lab. Ils ont également constaté l'importance de ces travaux et pris la mesure de ce qu'il reste à faire. La raison en est fort simple : plus il y a de membres, plus il y de besoins en matière d'infrastructures. Nos moyens étant fort limités, le challenge permanent étant de faire du "sur mesure" à l'aide d'un maximum de produits récupérés, qui par principe, ne sont pas totalement adaptés à nos besoins et le plus souvent pas compatibles entre eux. C'est donc le règne de la débrouille et l'invention permanente pour réaliser ce que l'on souhaite avec ce que l'on a pas ! Pour ceux de nos lecteurs qui trouvent que c'est un combat d'arrière-garde de faire de la récupération, alors qu'il suffit d'acheter ce dont on a exactement besoin, nous seront ravis d'accepter leurs dons en argent pour améliorer un peu notre ordinaire. Nous les invitions également a venir nous rendre visite pour juger par eux-mêmes des résultats obtenus grâce à la récupération.
Enfin, remercions également les sympathisants qui sont venus prêter main forte à ces travaux du week-end et à ceux qui ont préparé les indispensables repas pour nous sustenter.
Au tableau
Notre tableau électrique principal réalisé il y a à peine huit mois est déjà trop petit. Or seule une partie de nos locaux était alimenté par celui-ci. Afin de centraliser les départs principaux vers les différentes zones (par exemple la zone chimie) et en prévision de l'aménagement "électrique" des pièces méca1, méca2 et cuisine en triphasé, un tableau au moins deux fois plus imposant a été réalisé. Mais il faut également penser au chauffage qui lui non plus n'est pas câblé actuellement et le manque de prises triphasées devient un réel handicap. Après un savant jeu d'optimisation des positions des différents disjoncteurs, contacteurs et autres relais, on constate que le nouveau tableau est à nouveau rempli à près de 90%. Il est vrai que la sécurité électrique (tant pour les personnes que pour éviter tout risque d'incendie) impose la mise en place de nombreux dispositifs de surveillance, auxquels il n'est pas souhaitable de déroger. Les images ci-après vous montrent la progression de la réalisation du tableau puis sa mise en place définitive. Du grand art !
Un bon tuyau
Les jeux d'eau (ahem!) sont toujours très prisés au lab. Même en pleine saison froide, on n'arrive pas à s'en passer. Le dernier événement en date s'est produit lorsque l'un de nos tuyaux d'évacuation PVC s'est mis à danser le bunga-bunga dans la salle de bain. On garde ici sous silence les raisons qui ont engendré un tel résultat mais sachez que des restrictions seront désormais imposées lors de la préparation de plats épicés !
Toujours est-il qu'il a fallu réparer en urgence ce cas...tastrophe. Une fois proprement vidé, le tuyau malade a été scié laissant donc notre macérator avec sa sortie libre, dirigée vers le haut. On s'absente dans une autre pièce. À ce moment, le membre qui est resté près de la salle de bain revient nous voir en essuyant ses lunettes et en demandant poliment s'il y a moyen de couper le courant de notre pompe de relevage. Effectivement, c'est loin d'être superflu. L'échappement libre a noyé 12m² de sol (et quasiment autant de plafond !) en une fraction de seconde. Notre cher membre est passé à deux doigts de la douche totale. Eau "usée" évidemment, sinon ce serait pas fun. Une fois le courant coupé, on sort l'aspirateur à eau, les gants et les serpillières, histoire de passer l'éponge. Une fois de plus...
Quelle vedette
Nous disposons depuis des lustres d'un superbe lave-linge offert voila plus de six mois par un membre. Faute de temps, il n'a jamais été mis en service. C'est un appareil récent et de qualité disposant de nombreux réglages (y compris un mode "lavage de chaussures"). A notre grand regret, il ne manque qu'un mode "décrassage de membre" qui permettrait à tout le monde de quitter le lab lavé-rincé. A noter quand même qu'il en a déjà quelques-uns qui sortent effectivement rincés du lab.
Bon revenons au lave-linge. La première lessive du lab a été tout à fait concluante : les premières serviettes et nappes ont été nettoyé et fleurent bon l'assouplissant à la lavande de synthèse. Pour le séchage, il a été récupéré un étendoir à linge lâchement abandonné en pleine rue. Un membre a déjà imaginé pourvoir l'installer au-dessus du lave-linge avec un petit ventilateur soufflant verticalement afin d'accélérer le séchage du linge. Même pour les torchons y'a de l'imagination...
On en vient aux mains
Un membre nous a amené il y a quelques semaines un bidon de cinq litres de savon liquide destiné aux lavages de nos paluches après travaux. Mais certains travaux de mécanique sont particulièrement salissants et l'utilisation de graisse ne contribue pas à faciliter les choses. Même après un double lavage au savon liquide, certains quittent encore le lab avec des mains de ramoneur. Pour enfin ne plus avoir honte quand on sert des mains, un pot de savon liquide spécial "garage automobile" a été acheté. On s'en est servi extensivement dès livraison, lors du graissage/réglage du tour1 qui en avait bien besoin.
Et un petit tour pour la fraiseuse
Notre petit tour parallèle (appelé tour1) a fait l'objet d'une révision poussée menée de main de maître par plusieurs membres bien motivés. Plusieurs accessoires ont été achetés notamment un indispensable porte-outil à changement rapide. L'adaptation de cette pièce a été plus difficile que prévu. Outre la nécessité d'usiner une bague longue à épaulement avec une tolérance extrêmement faible (de l'ordre 0,02 mm) pour limiter tout jeu et vibration, il a été constaté que cette machine était affublée d'une erreur de conception notoire: la hauteur brute du longitudinal (il est trop haut) interdit l'usage de tout porte-outil car dans ce cas, il est totalement impossible d'ajuster la hauteur du tranchant de l'outil sur l'axe passant entre les pointes! Après pas mal de réflexions dubitatives, on en arrive à la conclusion étonnante qu'il convient d'enlever 5mm de matière au chariot longitudinal. Flûte, ça c'était pas prévu du tout. Et comment enlever 5mm à ce bloc de fonte ? Ben avec une fraiseuse. Tiens ça tombe bien, il y en a une au lab (voir un précédent article sur l'arrivée récente de cette machine). Bien que n'étant pas du tout "en service", il a fallu se résoudre à mettre en marche la fraiseuse afin de faire la modification sur tour1. La précision d'usinage du chariot longitudinal que nous avons obtenu a dépassé toutes nos espérances. L'erreur de planéité est totalement négligeable (0,002 mm en Y, 0,004mm en X, sur une surface de 60 x 60mm). C'est si faible que l'on se trouve à la limite de résolution du comparateur digital (0,001mm). Il faut dire que l'usinage s'est fait dans des conditions super optimales, c’est-à-dire avec une...fraise d'ébauche et que la machine n'était absolument pas calée à l'horizontale. Impressionnant : à l'état de surface près (sans importance dans ce cas précis), on a atteint la précision d'une bonne rectification plane. Après un tel succès, le même groupe de mécanos en a profité pour usiner l'un des paliers de tour1 afin de pourvoir ajouter une butée à bille, bien utile pour diminuer de manière significative le jeu axial de la vis mère de cette machine.
Tour1 est désormais opérationnel, du moins d'un point de vue mécanique.
C'est maintenant la partie électrique qu'il convient d'améliorer avant de pouvoir effectivement s'en servir. Enfin, il faudra encore acquérir quelques outils et accessoires tel une table adaptée en fonte, un système de lubrification et des cales pour mandrin. C'est une petite machine d'initiation dont la capacité reste toutefois modeste : la qualité des guidages est trop médiocre pour espérer s'en servir pour réaliser des pièces de précision ou usiner de l'acier. Les paliers de la vis mère pourront le cas échéant encore être améliorés. Mais il n'est pas certain que cela en vaille la peine. Pour du tournage de précision, Tour2 sera bien plus efficace. Reste toutefois à le mettre en service...
Silence on tourne fraise
Le premier essai de fraisage, nécessaire pour mettre en service tour1 a été tout à fait positif, comme indiqué au § précédent. La Dufour F51 donne tout de suite confiance : elle a plus de 50 ans mais c'est quand même diablement bien conçu comme bécane, alors que c'est l'une des plus petites et plus anciennes machines fabriqués par ce constructeur (aujourd'hui disparu). Une véritable fraiseuse universelle professionnelle, c'est incomparable de rigidité et sa capacité de travail est au moins vingt fois supérieure à une très belle fraiseuse à portique. Cette machine en fonte ne vibre pas, cela n'a absolument rien à voir avec un quelconque gantry router récent réalisé en aluminium.
Les fans de fraiseuse peuvent télécharger la vidéo ici
La machine est si silencieuse que l'on a du recommencer la prise vidéo à trois reprises : le doux grondement de l'action de fraisage était couvert par les commentaires des membres (trop) enthousiastes assistant à la scène.
Évidemment, la machine n'est pas encore opérationnelle. Sa remise en service est un projet en soi qui - bien que déjà commencé - a encore besoin de bras supplémentaires. Il y a un nombre significatif de pièces à acheter et changer. Le nettoyage initial est loin d'être terminé et le câblage électrique a besoin d'une révision sérieuse. Si un groupe motivé s'y colle, on peut espérer que la machine soit effectivement mise en service en cours du second trimestre 2012. Par ailleurs, il nous manque encore une quantité significative d'accessoires pour espérer faire des opérations de fraisage de qualité. La liste a déjà été établie (pinces et porte-pince ER32, cales de fraisage, fraises de forme,...) et les premiers achats sont prévus pour le mois de mars.
Outils
La lab a acquis plusieurs nouveaux outils et équipements de base pour étendre le spectre des possibles en matière de d'usinage. Un lot de limes de qualité a été acheté ainsi que plusieurs serre-joint premier prix. Un véritable décapeur thermique professionnel avec réglage digital fin de la température a trouvé sa place chez nous. Il lui manque encore quelques accessoires. Une meuleuse premier prix fait également partie des outils destinés aux travaux de serrurerie. Enfin, en matière d'EPI, deux casques de protection à large visière et des gants adaptés aux produits chimiques et pétroliers sont désormais disponibles. Signalons également le don d'un membre qui nous a offert un lot de grandes clés plates et à pipe ainsi qu'une très grande clé à molette qui ravira sans aucun doute nos plombiers locaux.
A l'aise dans ta tête
En fin d'année dernière, le lab a eu l'occasion d'acquérir un très bel accessoire pour la fraiseuse : il s'agit d'une tête à aléser. C'est un outil très pratique pour l'usinage de flancs de brides et toutes sortes d'opérations d'alésages effectués sur une fraiseuse. L'équipement acheté est complet avec ses accessoires dans sa boîte en bois. Certes, ce n'était pas vraiment prioritaire mais le prix de ce modèle de référence d'un grand constructeur italien méritait qu'on se laisse tenter. Et c'est ce qu'on a fait.
Happy new year !
Toute l'équipe de l'électrolab vous souhaite une très bonne et heureuse année 2012 pleine de hacks, de gadgets et de bidouille en notre compagnie
Pour tout ceux qui n'ont pas eu le temps ou le courage de venir nous voir en 2011, un petit passage au lab est à ajouter à la liste des bonnes résolutions de cette nouvelle année !
Do you hack me ?
L'émission Do you hack me parlait ce vendredi des fablabs et hackerspaces, ils sont venus faire une petite visite de l'électrolab un soir d'ouverture. L'émission a été diffusée en direct sur radio libertaire où nous étions invités le vendredi 23 décembre.
Un grand merci à Drapher et toute l'équipe de Do you hack me pour cette sympathique émission !
Vous pouvez télécharger le reportage ou l'écouter directement sur le site de l'émission (épisode 6).
It is here…
Nous avons eu l'occasion de mettre la main sur une belle bête : Une fraiseuse DUFOUR de 1960. Habitués aux opérations de récupération massives, nous nous sommes démenés cet après midi pour aller chercher la machine qui trône désormais en zone méca !
Cela fait donc une machine très sympathique de plus dans notre labo, il faut encore que quelques membres se dévouent pour faire briller et remettre cette vieille dame en fonction !
Christmas Week end
Pour une fois, ce week end nous avons proposé à nos membres de venir au lab non pas pour faire des travaux mais pour bidouiller ensemble sur nos projets.
Entrecoupé de repas gargantuesques, d'ateliers de formation sur le tournage et la réalisation de PCB, de projections de documentaires sur le fonctionnement et les bonnes pratiques d'utilisation des machines outils, ce petit week end a également permis de mettre un coup de boost à plusieurs projets que nos membres avaient dans les cartons depuis un moment....
Plusieurs PCB ont été réalisés :
Un lecteur de disquettes a été utilisé pour jouer quelques airs de rétro-gaming bien connus (bientot la version midi
):
Les modules à effet peltier achetés pour le projet "Candle war" ont été testés et caractérisés
Un prototype permettant de valider le concept de l'extrudeuse à fil de plastique pour la reprap a été validé (3 mm de fil de plastique sont sortis du proto !)

J'en oublie sûrement, mais pour tout savoir, il suffisait d'être présent !
Tuesday 22/11/11
Certes on est en novembre, mais la température extérieure reste relativement douce. Pour le repas, on a quand même choisi un plat de saison.
Au menu :
- Saucisson et poissons apéritifs;
- Soupe de potiron maison aux saucisses fumées;
- Fromages;
- Crumble aux pommes.
Grands et petits écrans
A force de faire de des présentations (slides) tous les quinze jours, le fait d'amener à chaque fois au lab un écran et un vidéoprojecteur devenait un peu barbant. De plus, l'écran utilisé étant sur trépied, son positionnement à l'endroit qui va bien - afin que tout le monde qui est assis autour de la grande table puisse le regarder sans risquer un torticolis - n'était pas optimum. C'est le lieu de passage vers la zone méca1. A chaque deuxième personne qui passe, l'écran est bousculé ce qui fait perdre à chaque fois du temps pour le réajuster. Par chance, nous avons récupéré un (très) grand écran qui a immédiatement été fixé au plafond de la zone convi. Vu sa taille, même une personne placée au fond du lab pourra lire le contenu d'une diapositive. Alors certes, il n'a pas encore de vidéoprojecteur à demeure, mais comme partout, il y a des membres qui avaient une installation de home-cinema chez eux dont ils ne se servent pratiquement plus. Les soirs de présentation, ils pourront bien amener leur projecteur au lab : au moins il servira un peu...
L'idée de mettre en place à terme d'autres écrans, certes plus petits, dans d'autres zones du lab fait son chemin. Un petit écran (1m²) est également dispo pour la zone méca2. On l'y installera lors de l'aménagement de cette zone au premier trimestre 2012.
Foule
Le Workshop Arduino attire pas mal de monde. Jeudi 17 novembre, il y avait 27 personnes au lab, dont près de 15 rien que pour l'initiation aux microcontrôleurs. Comme il y a également un peu de réalisation hardware, les participants ont également besoin de la zone électronique. Dans cette dernière, les six postes de travail "classiques" ne sont tous opérationnels. Comme d'habitude, les derniers travaux dans la zone chimie ont obligé à déplacer du matériel dans la zone électronique, ce qui a limité temporairement sa capacité d'accueil. Si l'on ajoute que nous sommes actuellement pénalisés par un problème sérieux d'approvisonnement en matériel de rangement prévu pour être installé dans cette même zone électronique, force est de constater que l'on se gène un peu ces temps-ci. Dans quelques semaines, les choses devraient s'améliorer, les manutentionnaires du lab ont déja préparé leur plan de bataille.
Fall of the wall
Ce week end, nous nous sommes livrés à une petite reconstitution historique de la chute du mur...
En effet, notre petite association grandissante et pleine de promesses commençait à se sentir à l'étroit dans la zone mécanique : Les machines outils s'entassaient, les matériaux de récupération prenaient une place de plus en plus importante, il devenait compliqué de vouloir travailler dans de bonnes conditions.
Nous avons donc commencé il y a quelques temps des négociations avec le propriétaire du local pour pouvoir annexer une pièce supplémentaire qui serait entièrement dédiée à la mécanique. Notre généreux bienfaiteur ayant accepté notre projet d'expansion, nous avons pu entrer dans le vif du sujet... avec la délicatesse et la parcimonie qui nous caractérise
La nouvelle pièce porte donc le doux nom de "zone méca 2", son installation devrait se faire d'ici la fin de l'année
Never mind
Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa
aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa
aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa....
-Qu'est-ce qui lui arrive à notre scribouillard. Son ordi a planté ou quoi?
- Non, il a encore dû laisser tomber la bouteille de "solvant qui fait fondre le plastique" sur le clavier. Du coup les touches restent collées en position appuyées !
...aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh
hhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh...ENFIN...
[mode echo on]...ENFIn...ENFin…ENfin…Enfin...fin...vin...in...n..._________________. [mode echo off]
LE WORDPRESS utilisé pour notre site Internet est désormais REPARE!
Cela faisait plus de trois mois que le truc était complètement en rade. Les dernières mises à jour avaient littéralement détruit l'application Web au point qu'il ne m'était plus possible d'éditer sereinement le moindre article. Ce n'est qu'au prix d'un effort déraisonnable de la part des "experts qui savent faire" qu'il a néanmoins été possible de publier quelques lignes. Mais la particularité des experts, c'est que leur disponibilité est comptée. Désormais tout est rentré dans l'ordre et la publication va pouvoir reprendre son rythme de croisière (s'amuse).
En effet, réduit au simple rôle de porte-plume, l'influx nerveux de mes doigts galopant sur les touches du clavier (ravagé) s'était notoirement étiolé.
Le présent billet couvre donc une période plus longue que d'habitude, afin de remettre le contenu du site au niveau avec les événements marquants qui se sont déroulés ces derniers temps au lab.
Mur mure (au tour du tour2 de trouver sa place)
L'avènement fin septembre 2011 de notre dernier bébé appelé Tour2 (poids à la naissance : 1,5 tonnes) nous a contraint d'agrandir un peu le lab. Vu l'épaisseur des murs extérieurs, il n'est pas réaliste de les pousser pour gagner quelque surface.
Et notre zone méca, une fois occupée par un véhicule électrique (pour le réparer et l'améliorer) ne permet pas vraiment d'accueillir de machine outil supplémentaire.
Après discussion avec le propriétaire des lieux, une nouvelle pièce de 28m² a été mise à notre disposition. Elle se trouve juste à coté de la zone méca actuelle, simplement séparée de cette dernière par un mur en parpaings. Dès l'accord obtenu, les bagnards du lab ont pulvérisé ledit mur et évacué fissa tous les gravats résiduels. Le propriétaire revient nous voir une semaine plus tard pour valider les modalités d'accès à la nouvelle pièce. Ah, le mur est déjà enlevé ? Bien oui, y'en a qui s'ennuyaient pendant le week-end : ils ont donc pris les devants. Et hop, voila la zone méca2, directement accessible à partir de la zone méca actuelle, promptement renommée en zone méca1.
Des p'tits trous...des p'tits trous...
Une perceuse à colonne est un équipement de base de tout atelier de bricoleur. Et l'on se sert de la machine du lab même pour percer des circuits imprimés. Malheureusement, ce n'est pas l'idéal et les performances de la machine interdisent la mise en oeuvre de forêts en carbure de tungstène, pourtant quasiment incontournable pour percer le stratifié de verre-epoxy. Même connectés au Web pendant leur sommeil, les limiers du lab on déniché une annonce de vente pour une perceuse inversée. Késako ? Sans entrer dans les détails, il s'agit d'une perceuse haute vitesse spéciale pour circuits imprimés qui a la particularité d'avoir une broche inversée sortant de la table de travail. Cette dernière est surmontée d'un agrandisseur optique adapté au ciblage des trous des pastilles du circuit imprimé. Ce type d'équipement était extensivement utilisée pour les petites séries (100 plaques max) chez les sous-traitants spécialisés dans la réalisation de circuit imprimé.
La machine est en très bon état mécanique, a besoin d'un peu de maintenance optique et pneumatique et sera complétée de quelques accessoires électriques. Sauf problème particulier, on devrait pouvoir la mettre en oeuvre dans quelques mois. Sans entraînement particulier, un profane utilisant cet équipement peut percer 40 tous à la minute. Avec un peu de dextérité et d'entraînement, on peut atteindre 80 trous à la minute.
Douches
Avouez-le, vous vous demandez certainement pourquoi le titre est au pluriel. Une douche ne suffit plus au lab? Pour ne rien vous cacher, il n'y en a pas dans la salle de bains pour le moment, mais l'emplacement pour installer en 2012 une cabine de douche est prévu.
Nous en avons aussi installé un exemplaire dans la zone chimie (non sans blague... ?) mais c'est une douche de sécurité réservée pour le rinçage des yeux en cas de projection de produits.
Comme tout le lab, la zone chimie se situe sous le niveau des égouts et nécessite une pompe de relevage pour l'évacuation sanitaire. Une pompe spécifique pour la chimie étant inabordable, on a fabriqué le bac et la régulation de niveau nous-même, la pompe à proprement parler, entièrement en PVC, est prêtée par un membre.
Une fois le dispositif en place sous l'évier de la zone chimie, deux membres se chargent des essais. L'un debout près du lavabo fait couler l'eau, l'autre sur un escabeau, tient un seau vide à proximité de la canalisation de sortie horizontale de la pompe qui se trouve à 2,40 m du sol. On remplit l'évier d'eau puis, enlève le bouchon en caoutchouc placé sur l'évacuation et MOTEUR, la pompe - étonnamment silencieuse - se met en marche comme il se doit. On s'attendait à voir s'écouler un petit filet d'eau bien sympathique, mais voici que - sans crier gare - déboule du tuyau PVC de 40mm un véritable jet d'eau puissant et bien formé, qui passe largement au-dessus du seau tenu négligement en contrebas. Résultat, notre président (qui a fait couler l'eau) a littéralement été noyé par une douche "force 4" d'environ 15 litres d'eau bien froide. Boah, pour une fois que ce n'était pas de l'eau croupie. Trempé jusqu'aux os, il est rentré chez lui pour chercher des vêtements secs. Le fonctionnement de la pompe de relevage "chimie" est donc validé dès le premier essai. C'est pas beau ça?
Prison break
L'aménagement de la zone chimie a bien avancé :les paillasses humides et leur crédence sont à leur place définitive et raccordés à l'eau courante. L'évacuation, particulièrement retors à mettre en place en raison de la configuration des lieux étant également opérationnelle les travaux d'électricité sont terminés, il ne reste plus qu'un peu de réseau et de ventilation à installer. Pour des questions de sécurité, l'accès à la zone chimie est réglementé : nous vous avions déjà parlé il y a quelque temps de la serrure électrique mise en place dans la double porte de la zone chimie. L'installation de lecteurs RFID (et la distribution des premiers badges associés) permet - en théorie - de mettre en marche la serrure électrique. Mais, les choses ne se passent pas toujours comme prévu. La serrure a bien été révisée préalablement et adaptée à nos besoins (inversion de la position des poignées intérieures et extérieures).
La serrure fonctionnait parfaitement lors des essais sur la table, une fois installé dans la porte, elle laisse entrer tout le monde. Gné ? Posée à l'horizontale, tout va bien ; en position verticale, comme c’est le cas dans la porte, rien ne va plus. (Re)démontage du truc...grattage de tempes avec le bout de l'index... Bon, c’est quoi ce binz, il manque une pièce ? Ben non ! Re-essais debout...couché...debout ! Grr ! Veut pas ! On finit par comprendre qu'inverser le sens des poignées impose aussi de déplacer un minuscule aimant caché dans un petit morceau de plastique noir fixé au bout de l’électroaimant interne. Ahhhh là, ça va marcher !
Reste à modifier la porte opposée, volontairement laissée inachevée pour éviter qu'un membre ne s'enferme par mégarde dans la zone chimie. Il reste donc à augmenter la profondeur du mortaisage pour l'adapter à la taille généreuse du pêne de notre serrure électrique. Pour usiner le bois de la porte, il faut bien évidemment démonter la ferrule vissée à cet endroit. Le mortaisage délicat se passe - étonnamment - sans embûches. La profondeur de la découpe est vérifiée, en fermant la porte grâce à un membre "guetteur" laissé à l'intérieur de la zone chimie. Malheureusement, l'absence de la ferrule met la serrure dans un état non prévu par le fabricant et l’on se retrouve avec un membre enfermé dans la zone chimie ! Décidément, devant tant d'adversité, on va finir par croire que quelqu'un nous en veut ! L'activation électrique de la serrure n'y change rien. Après un instant de réflexion et avant d'attaquer la porte à la hache, le prisonnier a la bonne idée de simuler la présence de la ferrule manquante à l'aide d'une lame d'acier fine,délicatement glissée entre les deux portes, ce qui a pour effet de débloquer instantanément la serrure. Le désormais "libéré" s'empresse de fixer la ferrule précédemment démontée et l’on effectue un dernier essai en passant un badge RFID devant le lecteur : la porte se déverrouille comme prévu, ce qui termine un chantier commencé depuis plusieurs semaines.
Armoire à pharmacie
Avec quelques membres, on visite une entreprise du coin. L'un des responsables nous fait également visiter le stock ou "traînent toujours des trucs qui peuvent [nous] servir". On s'arrête devant une armoire électrique industrielle de belle facture, entièrement en acier inoxydable brossé. De taille remarquable 1,40m x 1,40 m x 50cm, elle a été refusée par le client auquel elle était destinée, car lors de sa manutention, elle a lourdement chuté sur le sol, ruinant l'un des coins inférieurs. Le dialogue qui suit est la transcription fidèle de la conversation :
- Le responsable : « Et cette armoire électrique, elle peut vous servir ? »
- Membre 1 : « Ben ouais, elle est de grande taille et à part le coin abîmé, elle est comme neuve....Faut voir ce que l'on pourrait en faire...Peut-être une armoire à pharmacie ? Dans un atelier, c'est bien utile ».
- Membre 2 : « Whooah, vu la taille, on va pourvoir y stocker des médocs là-dedans...Et si malgré tous ces remèdes, on a quand même un membre qui nous claque entre les doigts, on pourra même y ranger son cadavre ! »
Décidément, le stockage, on y pense tout le temps au lab…




















